jeudi 14 juillet 2016

Argentine

Le 13 juillet à 6h00 du matin, nous voilà arrivé à Buenos Aires. Je dois avouer que c'est pénible car on a fait 5h de vol de Vegas à Miami, puis 9h entre Miami et Buenos Aires... en plus de cela, on reprend 4h de décalage dans les dents... donc pour nous c'est comme si on arrivait à 2h du matin. Heureusement les enfants ont  dormis dans l'avion, ce qui n'est pas le cas de Daniel ni de moi... L'avion a bougé tout le trajet... ceux qui me connaissent savent que je n'aime pas l'avion...et bien là je suis soignée... même plus peur...

Bref, on arrive à l'hôtel très tôt (8h30) et bien entendu la chambre n'est pas prête. On part vadrouiller dans la ville, on va à la Plaza de Majo, on se balade dans le centre, puis on se retrouve à Puerto Madero. Puerto Madero est un ancien port crée en 1887, puis devenu trop petit, il a été remplacé par le Puerto Nuevo. Ce petit port est tombé dans l'oubli et est devenu le quartier le plus mal famé de la capitale. Dès 1990 la municipalité entreprit de transformer et réhabiliter cette zone qui est, maintenant le quartier le plus sur, mais aussi le plus cher de la ville. C'est vraiment joli de s'y balader... je ne peux mettre des photos car mon natel n'avait plus de batterie. J'étais tellement au bout que j'ai réussi à m'endormir sur un banc public... bon dans ce genre de grande ville, ça ne choque personne... Vers 14h, on a enfin notre chambre et Daniel et moi nous nous échouons sur le lit pendant que les enfants jouent à la tablette... Notre premier jour à Buenos Aires n'est donc pas une expérience incroyable.

Le 14 juillet, on se lève du bon pied après avoir dormi comme des bébés. Le petit-déj à l'hôtel, on part, à la découverte de deux quartiers, Palermo et Ricoleta, bien décidé à prendre le métro, on se dirige vers la Plaza de Mayo. Faut-il préciser que Daniel et moi ne parlons pas un mot d'Espagnol... Tant bien que mal, on arrive à se faire comprendre du gars qui vend les billets...le problème c'est qu'il faut acheter des cartes (type carte de crédit) qu'on doit charger... et il faut aller au kiosque en dessus... après avoir fait 3 kiosques (rupture de stock), on se décide pour le taxi qu'on hèle comme à New York. Mais il faut encore héler les bons, seulement ceux avec un numéro de téléphone dessus, les autres étant des taxis sans compteur. A Palermo, on se ballade dans les parcs, c'est impressionnant la grandeur des lieux, au milieu de cette ville. On va voir le jardin botanique où l'on trouve des verrières datant de l'expo universelle de Paris de 1889 (reconstruite ici en 1897) On va aussi au jardin Japonais (uniquement pour aller aux toilettes... ), la visite est jolie.


Je précise aussi qu'ici nous sommes en hiver... bon pas autant rigoureux que chez nous (entre 10 et 15 degrés), mais la veste est bienvenue.
Ensuite nous nous dirigeons vers la Ricoleta, plus connue pour son cimetière... pas très glamour. Ce cimetière se visite un peu comme celui du Père-Lachaise à Paris. C'est un véritable petit village composé de 4'870 tombeaux. Il s'agit en fait de caveaux et non pas de tombes.



Puis, le soir, on va souper dans le quartier... notre premier steak argentin... Daniel a pris le baby à 550gr... et moi celui à 450 gr que j'ai partagé avec les enfants. Les Argentins mangent leur viande très cuite, nous avons donc demandé la cuisson "vuelta y vuelta"... saignant, délicieux. Le mythe est vrai. Ceci accompagné d'un Malbec divin...

Le 15 juillet, départ le matin pour le quartier de la Boca. On y va en taxi. Pour y accéder on passe par une ancienne zone industrielle abandonnée. Il y a beaucoup de chiens errants, bref l'endroit ne fait pas envie de s'y balader. Sauf la petite rue Caminito connue pour ses maisons colorées, le reste fait peur à voir.








Puis on reprend le taxi pour se diriger vers l'obélisque du centre et on se dirige à pied vers San Telmo. C'est un quartier très joli où les maisons sont basses, ça change du reste de la ville.
 Plaza de Majo

 San Telmo, le marché couvert. On y trouve des fruits et légumes mais aussi beaucoup d'antiquaires.


Qu'avons-nous pensé de Buenos Aires ? Ville très surprenante... on s'attendait à quelque chose de plus européen comme Barcelone. C'est très sale, bruyant et la plupart du temps c'est moche... mais tout à coup, il y a des perles d'architecture au milieu d'immeubles horribles. Des restaurants, cafés, magasins magnifiques avec des clients très BCBG. Tout est très surprenant. Donc ce n'est pas une ville où l'on passerait plus de temps, surtout avec des enfants, mais elle a beaucoup de charmes à qui veut la connaître. Intéressant.

Le 16 juillet, départ pour Iguazu. On arrive dans notre hôtel... enfin résidence... et là, la vraie vie de routard commence... Cuisine commune, chambre minuscule... bon on a la douche chaude, ce qui est un luxe. On adore. Du coup le soir Daniel nous mijote des spag à l'ail délicieux.
Le 17 juillet, on part pour les chutes. Franchement rien à dire sauf éventuellement le fait qu'il y a beaucoup de monde. Même si c'est l'hiver, c'est les vacances scolaires et du coup c'est la haute saison. Ce n'est pas grave, on profite un max du paysage. On décide de faire uniquement les chutes du côté Argentin, on en a eu tout de même pour toute la journée.
Le parc est remarquablement bien fait, il y a des passerelles partout et presque tout est accessible pour les poussettes ou pour les handicapés. Il y a plusieurs sentiers, un d'où l'on voit les chutes depuis le bas et l'autre les mêmes chutes mais depuis en haut. Le dernier sentier, qui n'est en fait qu'une immense passerelle nous emmenant vers la "Garganta del Diablo" à savoir la gorge du diable. Sur le site, il y a des coatis (par centaines), des singes et autres oiseaux magnifiques. On a vu des toucans mais ils étaient trop loin pour qu'une photo soit prise.
Photos du sentier inférieur :






Photos du sentier supérieur :


 Dans le train qui mène à la gorge du diable


Ce parc est magnifique... à nouveau. Le seul point négatif, s'il devait en avoir un, c'est qu'en 1992 il y a eu une immense crue qui a détruite toutes les passerelles existantes... et tout à été reconstruit, mais à côté et les anciennes structures sont à l'abandon... c'est moche dans un parc national.
Le 18 juillet, on prend un taxi pour la journée et on va direction les mines de Wanda. Jules adore tout ce qui est pierre et qui brille, en particulier les amétistes. Malheureusement le guide parlait qu'espagnol, mais bon, on a compris dans les grandes lignes.





Puis, nous sommes allés à "la Aripuca", qui est une association, qui a récupéré des troncs millénaires, coupés à cause de la déforestation massive. Ces troncs on été placés de manière à représenter un piège à oiseaux Guarani (aborigènes). Ce piège à humain, symbolique, montre le danger que l'homme fait courir à ses semblables en coupant ainsi tous les arbres nécessaires à la vie.





Le 19 juillet, départ d'Iguazu pour Salta. Pas grand chose à raconter, journée de voyage. Le 20 juillet, on visite Salta, qui est très animée. Les rues pleines de voitures et les trottoirs bourrés de piétons. On se dirige vers le téléphérique qui mène sur les hauteurs de la ville. Après avoir fait la queue bien 1h30, en entre enfin dans la benne... le tout étant de fabrication Suisse... En haut la vue est vraiment sympa. On redescend à pied, 1'000 marches environ.





Puis on se balade dans la ville, qui est assez étonnante avec ses belles églises peinte. Les bâtiments sont beaucoup plus jolis qu'à Buenos Aires, la ville à dimension humaine. Puis, départ chez le coiffeur...




 Le soir, avant le souper, on se balade au marché couvert. On y trouve de tout, de la viande, des fruits et légumes, mais aussi des habits, des natels....


Le 21 juillet, départ de Salta pour San Carlos. San Carlos est un tout petit village au dessus de Cafayate. On a décidé de dormir là car l'hôtel était moins cher. Il faut dire qu'on est très surpris des prix ici...on pensait dépenser beaucoup moins qu'aux USA, mais Buenos Aires et Salta sont des villes très chères. Les habits sont presque autant cher qu'en Suisse... Du coup nous sommes hors budget depuis le début de notre périple argentin.
On va donc chercher notre voiture en plein centre de Salta... après quelques grincements de dents, on sort de la ville sans aucun problème, bravo à Daniel. Il faut savoir que le monsieur de l'agence de location à rigolé quand je lui ai demandé de m'expliquer les règles de priorités aux carrefours... pour faire simple c'est le plus gros qui passe en premier... On part donc direction Cafayate et on s'arrête pour manger à La Viña. C'est un minuscule village et comme on est sorti de la route principale, on trouve un restaurant... enfin si on peut appeler ça un restaurant. Ca fait peur... mais on a vraiment très bien mangé pour rien...







Les paysages sont magnifiques.
Arrivé à l'auberge à San Carlos, on est contents de voir qu'on a le chauffage dans la chambre. Il faut dire qu'il fait 20 la journée, mais la nuit ça descend à 5 degrés... les murs n'ont pas d'isolation. Bon, faut voir le chauffage...le matin on avait bien 12 degrés dans la chambre... mais on s'habitue.
Par contre on a l'eau chaude... de 19h à 23h... c'est un luxe...
Le 22, on profite de faire la lessive et les enfants ont beaucoup de plaisir à jouer dans le jardin. Ils récupèrent des bambous et fabriquent un tipi. En plus il y a des ânes dans le champs d'à côté. Bref, le matin c'est tranquille. Le midi on va manger au marché à Cafayate, puis on va déguster du vin dans une cave. Cafayate est à 1'600 mètres d'altitudes et ses vins sont réputés.



 Le village de San Carlos, une rue... et sa place centrale avec des jeux pour les enfants (dans toutes les villes il y a une place centrale et beaucoup de jeux pour les niños).
A Cafayate, un maçon qui s'ennuyait...
Puis le soir, on se fait plaisir dans un bon restaurant, réputé à San Carlos. Très étonnant quand on arrive car le resto se trouve dans un garage... et il fait froid, donc on mange en veste. A 20h on est les premiers clients, les autres arrivent à 22h... On a mangé comme des papes.

Le 23, on voyage direction Aimogasta, petite ville avant La Rioja. 400 km pour 5h30 de route tout de même. Il faut dire que la ruta 40 est parfois goudronnée, parfois c'est de la piste. On a même traversé une rivière...
Les paysages sur la route sont magnifiques, on croise des troupeaux de chèvres, moutons, des ânes, des vaches et des chevaux. Vraiment très bucolique.




Arrivé à Aimogasta, sur la place principale où se trouve une immense place de jeux, il y a une Gelateria... on a trop envie d'une bonne glace. Les glaces argentines sont réputées... et elles sont excellentes.
Le 24, on voyage direction La Rioja, sur la route on s'arrête voir un parc avec des dinosaures. On ne fait pas le tour commenté car on aurait rien compris et le prix était exagéré. Sur la route, on croise beaucoup de petits autels illustrants le culte des saints. Ces saints sont populaires car ils étaient humains, on peut apparemment tout leur demander (le bien ou le mal). Parmi les saints préférés des argentins, on trouve le Gauchito Gil (sorte de Robin des bois) et la Difunta Correa dont l'autel est entouré de bouteilles d'eau car elle est morte de soif dans le désert. Merci au Routard pour ces informations.




Le 25, départ pour Villa Union. Depuis là on suit les conseils du guide du routard et on va voir Los Colorados, une herse de pignons de roche rouge qui transperce le sol. On sort de la route pour prendre une piste, et là on se retrouve seul au monde. Magique....





Une voie de train désaffectée qui passe à côté de Los Colorados.

Puis, sur la ruta 40, on passe par la Cuesta de Miranda, à savoir une ancienne piste (qui maintenant est une route toute neuve), qui serpente dans les montagnes pour atteindre 2000 mètres. Le paysage est magnifique.




Le 26 juillet, on aurait du aller au parc national de Talampaya. Pour finir on ne fera que le traverser... depuis le début du voyage nous sommes hors budget car l'Argentine a subi une forte inflation, je crois en avoir déjà parlé plus haut. Les prix ont plus que doublés et nous nous sommes fait surprendre par la haute saison. En effet tous les argentins ont congés, c'est les vacances d'hiver pour eux. Donc nous ne sommes pas du tout dans le tir quant au budget argentin... (j'espère que le budget chilien sera meilleur mais j'ai des doutes).
Le prix d'entrée au parc a donc doublé, mais surtout celui de la visite guidée obligatoire à presque triplé... En plus, comme nous avons vu le jour d'avant des roches rouges magnifiques, gratuitement et de manière très solitaire, nous n'avions pas envie de nous de faire un tour guidé dont nous n'aurions rien compris (espagnol) avec tout un tas de touristes avec lesquels nous ne pouvons pas communiquer... On reviendra quand on parlera espagnol... :-). Aucun regret surtout après avoir vu les parcs nationaux américains (5 fois moins cher précisons le).
On repart donc direction La Rioja, par une autre route, on arrive dans une hostel magique... on a notre propre petite maison... très appréciable, tout est neuf. Le proprio ne se doute pas encore qu'il devrait augmenter ces prix... Bref nous en avons bien profité.


 Les enfants ont eu droit de regarder un film car nous avons Netflix.

Le 27, rien d'extraordinaire. On quitte La Rioja pour se rapprocher de Salta. On conduit 5h pour arriver à San Miguel de Tucuman. Cette ville de 500'000 habitants est connue pour être l'endroit où le traité de l'indépendance de l'Argentine a été signé il y a  200 ans exactement (1816). La ville est plutôt moche, mais elle ressemble beaucoup à Buenos Aires car on y trouve des boutiques de luxe et des restaurants plutôt sympas. Bref, cette ville ne ressemble pas à Salta qui est plus pauvre.
Par contre, ce qui nous à choqué, c'est la route pour y arriver. 150 km avant d'arriver à San Miguel de Tucuman, on a vu ce que les touristes évitent de voir... la pauvreté dans toute sa splendeur. Des champs de cannes à sucre avec ses usines fumantes, des maisons en planches au bord de la route, des chiens crevés... et des gens qui vivent là. Bon, il faisait nuageux, ce qui a peut être accentué cette impression de saleté et pauvreté saisissante. La pollution des camions (des centaines) qui transportent ces tonnes de cannes à sucres, des voitures qui roulent on ne sait comment à tombeau ouvert, et à côté des enfants qui jouent à pieds nus alors qu'il fait 9 degrés... Nous ne nous attendions pas à voir ça ici. Donc peu de photos à montrer.

Le 28, on rejoint Salta. On fait une alte dans un petit bled très sympa, San José de Metan. Là on y mange des empanadas excellentes.
Arrivés à Salta, on ramène notre Renaud Duster, alias Dusty à l'agence de location et on prend nos quartiers dans une auberge de jeunesse plutôt luxe (on a notre propre salle de bain et le chauffage). Bon les murs tremblent un peu quand les camions passent à côté, mais on s'y habitue.

Le 29, on traine à Salta, dans le parc San Martin en face de l'hôtel. Il y a de nombreux jeux pour les enfants, un petit lac avec des canards transgéniques (ils sont immenses), des pédalos qui ne nous tentent pas car l'eau est de la même couleur que la terre et un petit marché.



Demain, on prend l'avion pour Buenos Aires et le 31 on vole pour Santiago puis directement sur Calama pour le lendemain arriver à San Pedro de Atacama au Chili. Depuis Salta il y a environ 600 km, mais on est obligé de faire le trajet comme ça.

Donc demain je n'aurais rien d'intéressant à dire et après demain non plus. C'est donc mes dernières lignes sur l'Argentine. Comme pour le Canada et les USA, je vais dire ce qu'on aimé, moins aimé ou ce qui nous a surpris.

Ce qui nous a surpris : Le maté, particulièrement à Buenos Aires, tout le monde porte son thermos et sa tasse. Ils boivent le maté dans la rue, partout. On trouve même des distributeurs d'eau chaude dans les rues, pour remplir le thermos. Pour ceux qui ne savent pas ce que c'est, le maté est une infusion, faite de yerba mate. Apparemment c'est bon pour la santé. Autre chose surprenante, c'est qu'ils ne boivent pas d'eau (mis à par le maté). Au restaurant, ils boivent tous des sodas, dans certains restaurants ils n'avaient même pas d'eau minérale à nous servir. La vitesse de circulation sur les routes... quand c'est limité à 80, tu roules à 120...

Ce qu'on a aimé : la gentillesse des gens, tous on essayé de communiquer avec nous, avec le sourire. La viande bien entendu, elle est exceptionnelle. Moi qui suis de moins en moins amatrice de viande, j'ai adoré la manger ici. Elle a un goût du tonnerre. Les paysages... tout est immense et beau. Les cactus, il y en a partout. On a adoré voir les animaux sauvages au bord des routes.

Ce qu'on a moins aimé : Le manque de légume (et je ne penserais pas qu'un jour ça me manquerai). Pour résumé je pense qu'un végétarien deviendrait vite anorexique ici... Le fait que la carte de crédit est inutile... il faut des sous... et au bancomat on arrive pas à tirer plus de 2'000 Pesos, plus les 90 pesos de frais, plus des 10 CHF de frais car on a tiré de l'argent à un bancomat... le budget "Frais bancaires" a explosé et ça sera la même chose au Chili. La pollution et la saleté... il y a des plastiques partout sur le bord des routes.

Dans l'ensemble on a beaucoup aimé, nous avons été surpris par les prix, certains articles sont autant chers qu'en Suisse. Le seul gros problème à été la langue. La prochaine fois qu'on viendra, on apprendra l'Espagnol avant.